Plutarch, Cimon, 4.5-4.6

ἔτι δὲ νέος ὢν αἰτίαν ἔσχε πλησιάζειν τῇ ἀδελφῇ. καὶ γὰρ οὐδʼ ἄλλως τὴν Ἐλπινίκην εὔτακτόν τινα γεγονέναι λέγουσιν, ἀλλὰ καὶ πρὸς Πολύγνωτον ἐξαμαρτεῖν τὸν ζῳγράφον· καὶ διὰ τοῦτό φασιν ἐν τῇ Πεισιανακτείῳ τότε καλουμένῃ, Ποικίλῃ δὲ νῦν στοᾷ, γράφοντα τὰς Τρῳάδας τὸ τῆς Λαοδίκης ποιῆσαι πρόσωπον ἐν εἰκόνι τῆς Ἐλπινίκης.ὁ δὲ Πολύγνωτος οὐκ ἦν τῶν βαναύσων οὐδʼ ἀπʼ ἐργολαβίας ἔγραφε τὴν στοάν, ἀλλὰ προῖκα, φιλοτιμούμενος πρὸς τὴν πόλιν, ὡς οἵ τε συγγραφεῖς ἱστοροῦσι καὶ Μελάνθιος ὁ ποιητὴς λέγει τὸν τρόπον τοῦτον·αὑτοῦ γὰρ δαπάναισι θεῶν ναοὺς ἀγοράν τεΚεκροπίαν κόσμησʼ ἡμιθέων ἀρεταῖς.

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On raconte, du reste, qu'Élpinikè n'eut pas une conduite irréprochable, et qu'elle se compromit aussi avec le peintre Polygnote; c'est pourquoi, dit-on, dans le portique qui portait alors le nom de Peisianakteion et qui s'appelle maintenant Poikilé, là où il a peint les femmes troyennes, cleui-ci donna à Lodiké les traits d'Elpiniké. Polygnote n'était pas un artisan quelconque, et n'a pas peint la décoration du portique à prix d'argent; il la fit gratuitement, pour se faire bien valoir de la ville, comme le rapportent les historiens, et comme le poète Mélanthios le dit aussi en ces termes : "c'est à ses frais qu'il a décoré les temples des dieux et l'agora de Cécrops en y représentant les exploits des héros".

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